jeudi 21 février 2013

85 ans de cinéma

Je n'ai pas résisté : le montage est magnifique...

Et il donne simplement envie d'aller au cinéma et de voir des films, des films et encore des films...

Tous les films récompensés par l'Oscar du meilleur film, de 1927 à 2012, en 4 minutes. On ne pourra jamais dire que les Américains sont des blaireaux en trailer...

Cliquez sur mon oncle Oscar pour être redirigé vers la vidéo.

ps : les Oscars, c'est ce dimanche...

The Wire : la meilleure série du monde? (Part 2)


Sol: Eh non!! Figure toi que c'est Omar, son personnage préféré. Dans une interview, il développait brièvement les raisons de ce choix.


Il est vrai qu'aux Etats Unis, le mythe du gangster magnifique, avec un code de l'honneur (souvent ajustable), est très présent dans les esprits. Mais ce personnage est plus complexe qu'il n'y paraît. C'est d'ailleurs cela qui fait la force de cette série : ne jamais céder à la facilité, à l'idéalisation des personnages, au pessimisme général ou à l'esthétisme formel lorsque la violence est présente à l'écran.


La série décrit méticuleusement tous les rouages d'une micro-société, celle de Baltimore, qui est bien sûr le reflet de toute l'Amérique. Les rapports hiérarchiques, les rapports de force, de pouvoir sont montrés avec un oeil-caméra omniscient, qui nous fait témoin des divers enjeux politiques, sociaux voire culturels. A cela s'ajoute un drame dont les sommets ont des accents shakespeariens : je fais référence à la relation entre Stringer Bell et Avon, et particulièrement à cette scène sur le toit d'un bâtiment... D'ailleurs tu ne nous as toujours pas révélé tes scènes d'intro favorites et ton épisode cultissime!!

Mamoon : Ah, Omar ! Je m’abstiendrai donc de contredire ce choix !

Eh bien retrouvons Omar dans mon épisode préféré et une de mes introductions préférées (épisode 11 /saison3) : dans une ruelle déserte il fait face à son alter ego new yorkais, le raffiné Frère mouzzone. Les deux se tiennent en joue tout en discutant courtoisement sur leur habilité au tir et sur la qualité de leur arme respective. C’est une scène parodiant savoureusement les duels du far-west !


J’aime aussi beaucoup l’ambiance musicale de l’intro de l’épisode10 /saison2. On y voit l’équipe de mise sur écoute téléphonique préparer une journée de travail. Tout cela sur le rythme de « Walk the line » de Johnny Cash. Entêtant :


Enfin, une ouverture franchement hilarante (épisode 1/saison 5) nous prouvant que les policiers peuvent avoir le sens de l’humour ! Bunk et ses collègues « interrogent » un délinquant à leur façon : la photocopieuse devient un détecteur de mensonge piégeant le jeune idiot . Comme le fait remarquer Bunk : « the bigger the lie, the more they believe » !


Il y a aussi la scène des f**k : Bunk et Mc Nulty reconstruisent une scène de crime en s’interpellant à coup de f**k. Anthologique mais je ne sais plus si c’était une intro.


Ce ne sont pas les bons moments qui manquent dans cette série.

Pour revenir à Mc Nulty - beau gosse, tête brûlée, « natural police », buveur impénitent - il ne fait partie d’aucun de nos favoris et pourtant il a toutes les qualités requises ! Tu expliques cela comment ?


Sol : Mc Nulty pourrait en effet être considéré comme le personnage principal de la série. Pourtant, plusieurs épisodes consécutifs sont tournés sans qu’il n’apparaisse.

Car le véritable personnage central de la série n’est autre que la ville de Baltimore. Les scènes musicales qui clôturent chaque saison sont d’ailleurs autant d’odes impressionnistes à cette ville et ses habitants -à noter d'ailleurs que la musique n'est absolument pas présente dans le reste des épisodes, dans un souci de réalisme-.

C’est en cela que je trouve cette série importante et impressionnante. Elle se situe dans la tradition des grandes sagas, avec un souffle, avec ses peintures de citoyens, d’hommes, de femmes, de leur quotidien et de leurs drames. Et même si la mise en scène est finalement assez sobre, l’interprétation des acteurs et l’agencement des différentes intrigues vont transcender ce quotidien narré avec respect et précision. Une série réaliste donc, très documentée, sublimée par la complexité des personnages, leur humanité en somme.



Une toute dernière chose pour celles et ceux qui n’ont pas encore vu cette série : ne vous arrêtez aux premiers épisodes, il est possible d'être surpris de prime abord par une certaine lenteur, surtout si on la compare à certaines séries contemporaines au montage épileptique. Prenez le temps de vous habituer à ce format, de rentrer dans l’ambiance de cette ville : vous ne le regretterez pas.


jeudi 7 février 2013

The Wire : la meilleure série du monde? (Part 1)


Sol : La plupart du temps, lorsque l’on parle de séries tv, il s’en trouve toujours un pour dire : « la meilleure série, c’est The Wire ». C’est un peu snob, un peu énervant, et pourtant…

et pourtant on ne peut pas vraiment lui donner tort, c’est ça qui est terrible. Car cette personne a vu juste : si The Wire n’est pas la meilleure série du monde (encore que), c’est pour le moins une grande série. Une très grande série. Peut-on expliquer pourquoi ? Nos plus grands experts se sont penchés sur la question.      ….Mamoon ?


Mamoo
n : Depuis Breaking bad, j’étais à la recherche d’une série parfaitement addictive. The Wire donne envie d’enchainer les épisodes, au point de renoncer à toute vie sociale ! Autant le dire tout de suite, les cinq saisons passent très vite - trop vite - au point où j’ai délibérément ralenti la cadence, savourant les derniers épisodes.


Le visionnage de The wire avait pris des allures de rituel : l’impatience de voir les scènes d’intro, de deviner qui serait crédité de la citation et enfin de voir comment « mes » personnages allaient se débrouiller. Disons que j’ai rapidement eu un faible pour Kima, Lester Freamon et Omar. Se sont rajoutés au fil des saisons Bunk et Bubbles. 
Sol, si tu nous dis quels sont tes personnages préférés, je révèlerai mes scènes d’intro favorites (et en bonus mon épisode cultissime).



S: Effectivement ce qui fait la force de cette série, ce n'est pas seulement son traitement multi-angles de la ville de Baltimore, mais également sa galerie de personnages. L'exploit réside dans le fait que chaque personnage existe, même s'ils n'apparaissent que dans quelques épisodes. Mon personnage préféré? Dennis Wise, ou "Cuttie". Si je dis pourquoi, je révèle certains enjeux de la saison 3 donc... Plusieurs personnalités du cinéma ont exprimé leur admiration pour cette série, jusqu'à la Maison Blanche. Et devine quel est le personnage préféré de Barack Obama?


M :
C’est qu’il y a l’embarras du choix ! Il suffit de regarder  la rubrique « cast and crew » du site The Wire répertoriant les personnages récurrents des cinq saisons, pour se rendre compte que la réponse n’est pas simple.

Je vais essayer de trouver des favoris plutôt qu’un seul, j’aurais plus de chance !
D’abord,  j’élimine les personnages de moindre envergure qui apparaissent ça et là (pour la plupart des détectives et des trafiquants). Ensuite, les élites politiques et policières dont le slogan pourrait être : « tricher c’est régner ». Pour eux, le pouvoir l’emporte sur le droit, la morale, l’honneur. J’en cite quelques uns : le maire Clarence Royce, le sénateur Clay Davis, le préfet de police Burrell, le commandant Rawls. Restent alors quelques personnages dont les parcours professionnels ou personnels sont semés d’embûches. J’imagine bien Barack Obama sensible à ces profils :


Dennis « Cutty » Wise. Je n’en dirai pas plus que toi mais il s’engage dans la voie de la rédemption forçant le respect.

Cedric Daniels. Le modèle de l’intégrité. ATTENTION SPOILER ! En refusant de falsifier des statistiques, il s’attire les foudres de ses supérieurs, au risque de compromettre une belle carrière d’officier dans la police.


Le major Colvin, concepteur d’ « Hamsterdam ». ATTENTION SPOILER!  Dans le but de lutter contre la drogue, il la légalise dans un quartier désaffecté en catimini de sa hiérarchie ! Malgré de probants résultats, il est contraint à la démission et poursuit une autre « croisade » dans les écoles. 


Thomas Carcetti, l’homme politique blanc dans une ville à majorité noire. ATTENTION SPOILER ! Contre toute attente, cet homme de terrain et de conviction est élu maire. Ses engagements de campagne se heurtent ensuite à la réalité des budgets et aux stratégies carriéristes de ses collaborateurs.      J’ai visé juste ?

...la suite au prochain épisode...


mardi 29 janvier 2013

Whitechapel

Jeanine : Coucou Tartine ! Je sors d'une série extraordinaire !

Tartine : Ah ben moi aussi ! Une série british très intéressante : Ripper Street, venue de la BBC.

  
L'histoire se déroule en 1889, à peu près six mois après la disparition de Jack l'éventreur. Alors que Whitechapel commence à retrouver un semblant de paix inespérée (une bouffée d'oxygène pour les hommes du district de police chargé de maintenir l'ordre dans le quartier), un nouveau meurtre replonge l'inspecteur Edmund Reid et ses hommes dans nouveau cauchemar. Et alors que tout le monde pense que le tueur est de retour, Reid tente de tempérer les esprits...

J : Ah ? Encore un truc sur Jack l'éventreur...

T : Oui, je sais... Mais en même temps, c'est typique de la fascination des Anglais pour lui...

Après, c'est vrai que ça n'apparaît pas follement excitant sur le papier. Après tout, il n'y a pas si longtemps que Rupert Penry Jones repartait sur les traces d'un Jack l'éventreur moderne dans Whitechapel (série britannique elle aussi, sur ITV) . Mais la BBC a l'art et surfer sur les contextes historiques et de le faire généralement très bien...

J : Et donc la série est pas mal ? 

T : Très réussie : réalisation efficace, scénarios bien écrits, personnages complexes et attachants, qualité des décors et des costumes, ambiance d'époque...

J : Mais je croyais que tu en avais marre des séries policières et surtout des histoires de meurtres ?

T : C'est pas faux comme dirait Perceval. Mais quand c'est réussi, on a envie de suivre et puis c'est tout...

Et la série, dans ce contexte historique précis, restitue très bien à quel point ce tueur en série a pu traumatiser tout un pays et particulièrement la police à qui il a échappé (même si d'autres enquêtes attendent Reid et ses collègues, l'ombre du monstre semble toujours planer, épisode après épisode, au dessus de leur têtes)... On sent bien le malaise dans lequel ils sont plongés, on sent aussi leur honte (vis à vis de la population et des brigades de sécurité qui se sont à l'époque constituées pour faire le boulot que la police n'arrivait à mener)...

J : Je vais peut être tenter alors...

T : De mon côté, je vais continuer à suivre. Et puis le casting est épatant : peu de noms connus cependant à part le formidable Matthew MacFadyen dans le rôle de Reid et Jerome Flynn (l'épatant Bronn de Game of Thrones) dans celui de son comparse, le sergent Drake...

Ah oui, et puis la série est reconduite pour une saison 2 ! Chouette !

J : Bon, maintenant, je vais pouvoir te parler de la saison 9 de PBLV !

T : Mais tu ne devais pas regarder The Tree of Life, toi ?



mardi 22 janvier 2013

Arbre de vie

Jeanine : Le week-end prochain, je vais regarder The Tree of Life je pense...

Tartine : Ah bon ? Je viens justement de le voir... Moi qui suis une inconditionnelle du Nouveau Monde, le précédent film de mister Malick, j'ai mis du temps à me lancer dans le visionnage de celui-ci...

J : Moi aussi, un peu d'appréhension. Surtout après tout ce qui a été dit sur le film ! 

T : Oui... Trop peur de l'objet, trop peur d'être déçue, de m'ennuyer, de rester en dehors...

J : Donc ? Tes impressions ? 

Ben, je sais que les avis (critiques et publics) ont été et sont très divisés sur le film.

Il me faut toujours un laps de temps pour donner mes sentiments sur un film : besoin de laisser mûrir le truc... Sitôt le générique de fin enclenché, je me suis dis : bon sang, mais qu'est ce que j'en pense ???

Pourtant, à la sortie du Nouveau Monde, chose rare, j'ai eu le sentiment immédiat que je venais de faire le plus miraculeux des voyages cinématographiques qui soit. Là, comme à mon habitude, il m'a fallu quelques jours pour digérer...

J : Et alors ?

Alors, j'ai vu un grand film. Malick est un immense cinéaste. Il livre une œuvre somptueuse, d'une grâce incomparable : envolées lyriques, touches de merveilleux, plans magnifiques... Quant aux acteurs (Brad Pitt, Jessica Chastain mais aussi les enfants), ils sont fantastiques...

D'un autre côté, je conçois que des moments du films peuvent sembler déconcertants... Comme si la vie de cette famille gangrénée par la douleur et les non dits ne se suffisait pas à elle même, Malick a rajouté à son œuvre toute un discours mystique (et pas que). C'est à priori beaucoup là dessus que les détracteurs du film ont bloqué...

Franchement, une fois que tu auras vu le film, je serais curieuse d'avoir ton sentiment à ce sujet...

J : Mais au bout du compte, est-ce tu as aimé le film ?

Je dirais que j'ai effectivement trouvé certains passages déroutants, mais jamais hors sujet. Après, je ne prétends pas non plus comprendre tout ce que le cinéaste a voulu retranscrire...

Moi, ce qui m'importe le plus dans une œuvre, c'est davantage le ressenti que l'analyse, le voyage plutôt que l'arrivée. Et là, le voyage a été splendide...



vendredi 18 janvier 2013

Total lady rising lawless

Jeanine : Salut Tartine ! Comment ça va ? T'as passé un bon Noël ? T'as pris de bonnes résolutions ?

Tartine : Dans l'ordre : Salut ! 'va. Moui. Beuh, pas vraiment.

J : Tu as vu des trucs intéressants ?

T : Certains oui, d'autres moins.

J : Comme quoi ?

T : Ben, The Lady, le dernier Besson, est aussi ennuyeux que ce qu'il fait d'habitude... Disons que l'idée que tu peux te faire du film au départ -en sachant que c'est du Besson-, et bien c'est exactement ce que tu as vu une fois le film terminé... Je ne sais pas si je suis claire, mais c'est une semi biographie ultra académique, sans personnalité aucune et sans souffle. Par contre, Michelle Yeoh et David Thewlis sont magnifiques, comme toujours...

J : Je vois...

T : J'ai aussi voulu regarder la nouvelle adaptation du bouquin de Philip K. Dick, Total Recall, mémoires programmées, dont Paul Verhoeven avait déjà tiré un film à la fin des eighties avec Schwarzy et Sharon Stone... Disons que pendant 60 minutes, le film est plutôt pas mal. Malheureusement, malgré Colin Farrell qui est très bien, la seconde partie finit de mitrailler le tout. Les scènes d'action se succèdent dans des décors qui lorgnent du côté de Blade Runner, et le résultat est visuellement plutôt moche, trop sérieux et carrément sans âme. J'ai préféré de loin la première adaptation du roman... D'ailleurs, Télérama a fait un comparatif des deux films ici et je suis plutôt d'accord avec eux...

J : Ou ben, c'est pas terrible tout ça !

T : Enfin, j'ai quand même vu des trucs bien !

J : Ah ! Quand même !

T : J'ai enfin vu le dernier Batman, The Dark Knight Rises, qui était à la hauteur de la réputation de Christopher Nolan (honnêtement, de tout ce que j'ai pu voir de lui, je n'ai pour le moment jamais été déçue), et avec un casting grande classe ! Impressionnant !

J : Faut que je le regarde celui là !

T : Et puis j'ai aussi regardé sans enthousiasme Des Hommes sans Loi (Lawless) de John Hillcoat (avec encore Tom Hardy et Gary Oldman, qui sont dans le Batman aussi) et j'ai été agréablement surprise. C'est un film de gangsters, certes sans rien de vraiment nouveau, mais assez brillant et avec des personnages attachants. Et puis Tom Hardy est vraiment un grand comédien. Il a cette capacité de voler la vedette à tout le monde : beau monde en plus :  Jessica Chastain, Guy Pearce, Mia Wasikowska, Gary Oldman donc et Shia Labeouf (très bien dans le rôle principal). Bref, j'ai bien aimé !

J : T'as quand même du temps pour voir tout ça Tartine !

T : Ouais, je sais, c'est ce que tout le monde me dit...







lundi 10 décembre 2012

Adaptations à gogo

C'est un post que j'avais publié sur le site de la bibliothèque début décembre 2012. Je le déplace ici...

C’est la quinzaine des adaptations sur les écrans français...

...avec plusieurs adaptations d'œuvres majeures de la littérature qui sortent en salles en ce moment : Anna Karénine de Joe Wright d’après Léon Tolstoï, Ernest et Célestine d’après Gabrielle Vincent et bien sûr Le Hobbit, un voyage inattendu d’après JRR Tolkien.

Alors, on ne les a pas encore tous vus, forcément, vu que seule Anna a percé sur les écrans (sortie le 5 décembre) : les deux autres seront projetés officiellement dès demain 12 décembre...

Anna Karénine de Joe Wright

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Russie, 1874. La belle Anna Karenine est l’épouse d’un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils. Au secours de son frère Stiva qui a trompé son épouse Dolly, Anna se rend à Moscou où elle fait la connaissance d’Alexis Vronski, charmant officier de cavalerie. L’attirance entre eux est immédiate. Leur liaison va scandaliser l’aristocratie locale et entrainer Anna sur un chemin dont elle ne pourra plus revenir...

Que dire d'Anna ? Que c'est une adaptation unique, qui pourra tout à fait ravir les uns mais dérouter les autres (les personnages évoluent dans un décor de théâtre). La mise en scène est assez étourdissante (et peu facilement en fatiguer plus d'un) et les héros naviguent d'un décor à l'autre : une porte ouverte, une lumière qui disparaît et d'un seul coup, on quitte un restaurant pour basculer dans un tout autre lieu. C'est assez gonflé, c'est visuellement magnifique, c'est très romanesque et l'interprétation est plutôt virtuose : Keira Knightley et Jude Law sont vraiment fabuleux dans les rôles d'Anna et de Karénine. Et puis ils sont entourés d'une pléïade de merveilleux acteurs (comme seuls la Grande Bretagne sait en faire !) : Matthew MacFadyen, Kelly MacDonald, Ruth Wilson, Emily Watson, Olivia Williams, Michelle Dockery... Exception faite de Aaron Taylor-Johnson qui interprête Vronski et qui n'est vraiment pas convaincant, les autres comédiens sont parfaits. A vous de voir si vous entrez dans le monde (un peu kitsch) de Joe Wright !



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Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier

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Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.


Un bien bel ouvrage ! Je suis allée voir Ernest et Célestine avec mes enfants et nous avons tous les trois adoré cette merveille d'animation ! C'est tendre, c'est beau, c'est espiègle. Les auteurs (dont Daniel Pennac à l'adaptation des livres de Gabrielle Vincent) ont réussi à conserver un petit côté désuet tout en dynamisant la rencontre d'Ernest et de Célestine et leur histoire d'amitié. A voir en famille, vous ressortirez enchantés !  



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Le Hobbit : un voyage inattendu de Peter Jackson

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Bilbo cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbo rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Ecu-de-Chêne. Leur périple les conduit au coeur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, les Araignées géantes, des Métamorphes et des sorciers...

Et bien oui, c'est la peine d'en parler. Le film de Peter Jackson est un bonheur ! Comme pour sa trilogie précédente, Jackson installe ses personnages dans une nouvelle splendeur visuelle. Martin Freeman, qui interprète Bilbo, semble né pour évoluer dans l'univers de Tolkien, et Richard Armitage incarne le nain le plus séduisant de l'histoire du cinéma (après Peter Dinklage quand même, faut pas pousser). Une magnifique aventure, dont on a hâte de découvrir le second et le troisième volet ! Allez, ne boudez pas votre plaisir, be precious !




Anna Célestine Sacquet

lundi 3 décembre 2012

Entre nous, c'est fini

Entre nous, c’est fini

Ou encore : « mieux vaut que nos chemins se séparent ici » ; ou encore : « t’as un parachute ? Parce que j’te largue ». Au collège (à mon époque), la méthode rugby était en vogue : « t’aimes le rugby ? Parce que je te plaque ».

Bref, vous l’aurez compris, il est question de ruptures. Elles peuvent être de différente nature : douloureuses, colériques, exaspérantes, regrettables ou bénéfiques pour l’un et l’autre. Tout dépend…
Avec les séries tv, nous avons vécu de nombreuses passions. Oui mais voilà, il semblerait que les histoires d’amour finissent mal, du moins en général.

Erneste : Bah alors fiston, elles t’ont encore berné, c’est ça ?

Sol : Euh non tonton, c’est pas vraiment  cela, c’est un peu plus compliqué…

E. : Ouais c’est ça, elles t’ont berné, de toutes façons, c’est toutes les mêmes !

S. : Tu ne peux pas dire ça tonton, enfin !

E. : Ah ouais, t’as des exemples qui me prouveraient le contraire ?

Oui, tout à fait, parfois c’est moi qui ai rompu ! 

Sons of Anarchy : Et pourtant, c’était bien parti. On me parle d’une séries de bikers blancs tatoués jusqu’aux oreilles qui trafiquent des armes… mouais, ça me tente moyen. Mais j’y vais quand même. Et là, ô surprise, c’est pas mal du tout ! Certes, pas beaucoup de nuances dans le jeu des acteurs, mais le show est plutôt efficace et l’histoire de famille est bien agitée, comme j’aime. Mais, à partir de la saison 4 (et surtout de la 5), ça se gâte : surenchère dans la violence –gratuite-, jeu pauvre des acteurs, vulgarité, peu d’innovation… Ce n’est tout simplement pas bon. J’arrête !

Dexter : Alors là, je vais déclencher les foudres des addicts, mais tant pis. Plutôt très agréablement surpris à la saison 1 (le héros est un sérial killer je le rappelle), très vite j’ai compris que je n’allais pas accrocher totalement à cette série : dès la saison 2, les mécanismes se répètent, le rythme se ralentit. Et même si le final de la saison 4 est exceptionnel, un épisode ne peut sauver la saison entière. Et puis le discours derrière tout ça est tout de même très limite. Je vous laisse juge. Moi j’arrête là.


Desperate housewives
 : Oui c’est drôle et on s’attache aux personnages. Mais quand même, ça devient lassant au bout de quelques saisons. Et puis Susan... si seulement Dexter pouvait la croiser. J'arrête.

Friday night lights : Très bonne série ado-adulte dans le sud des états-unis, autour d’un club de football américain. Beaucoup d’émotions, jolie mise en scène. Mais le discours puritain, le « si tu veux tu peux » américain m’a eu à la longue. Désolé, j’arrête.

Et la liste des déceptions (Flash Forward, Fringe) est longue. Pour n’en citer qu’une dernière, et de taille :

In treatment : 1ère saison absolument fantastique. Nous sommes dans le cabinet du psychanalyste Paul Weston (Gabriel Byrne) qui reçoit quatre patients dans la semaine et consulte son thérapeute le vendredi. Chaque épisode dure le temps d’une séance.
2ème saison : …. Je ne m’en souviens plus… la magie n’était plus là… j’ai dû quitter le cabinet de Paul, en claquant un peu la porte, quel dommage…


En Analyse - Saison 1 Part 1 - Trailer par waytoblue

E. : ah c’est bien fiston, j’suis fier de toi. C’est comme ça qu’il faut les traiter ! Y’a rien à faire, si tu t’imposes pas, elles vont te pourrir la vie ! et encore, j’suis gentil, j’me rappelle d’une bonne femme…

Non mais tonton, tu comprends pas, je parle de séries là. Le début, c’était un effet de style, c’était…

E. : Ouais ouais ouais, tu diras ce que tu voudras, tu t’es encore fait avoir comme un bleu, j’parie. Et t’oses pas le dire, c’est ça ?

Bon, laisse tomber tonton. Je vais parler maintenant de quelques séries qui m’ont abandonné. Et, comme diraient les Inconnus : « j’ai beau être matinal, j’ai mal ».

John Doe
C’est une série qui a été diffusée en 2003 sur M6. « Un homme se réveille sur une île, entièrement nu, et se rend compte qu'il a perdu la mémoire et qu'il voit en noir et blanc au lieu de voir en couleur. Il part à la recherche de son identité et s'aperçoit qu'il possède une culture générale très étendue… Il connaît en fait tout ce qui est humainement possible de connaître, sauf son passé, mais une mystérieuse organisation le surveille et le manipule ».



Alors oui, ok, ça fait déjà vu, mais à l’époque c’était pas mal ! J’avais même beaucoup aimé la saison 1. Malheureusement, pour cause de faible audience, le projet a été abandonné aux Etats-Unis. Résultat ? Eh bien M6, qui ne recule devant rien, avait annoncé aux téléspectateurs français (très nombreux) qu’un téléfilm était en cours de préparation pour clore la série, qui s’achevait sur un rebondissement énorme, d’ailleurs. Résultat ? Rien, nada, walou ! Et cela malgré les pétitions de nombreux téléspectateurs. On s’est bien fait avoir quoi…

E. : Et vous étiez plusieurs en plus ? Pfff…

Boss
Attention, grande série. Boss, c’est avant tout un pilote réalisé par Gus Van Sant, qui est également le producteur de cette série. Et même s’il ne réalise plus les épisodes suivants, sa marque sera toujours présente au fil des épisodes : je lisais une interview où Gus (ouais, je le connais un peu) disait qu’il avait laissé quelques consignes sur le plan de la mise en scène, à l’attention des autres réalisateurs. Et puis dans cette série, il y a Kane, l’effroyable Tom Kane interprété par Kelsey Grammer. Tout est plus ou moins centré autour de ce maire de Chicago, qui apprend dès le premier épisode qu’il est atteint d’un grave trouble neurologique : démence à corps de Lewy. Je vous laisse découvrir la suite, je m’en voudrais beaucoup de vous gâcher le plaisir de la découverte.



Par contre, sachez-le : pour cause de faible audience aux Etats-Unis (ils préfèrent regarder Dexter), la troisième saison prévue initialement ne verra pas le jour. Un téléfilm de deux heures serait à l’étude pour clore la série. Espérons qu'on ne nous balade pas encore une fois...

E. : Je me fais vraiment du souci pour toi fiston, tu sais


vendredi 23 novembre 2012

Dead man walking



Jeanine : Qu’est ce qui se passe ma Tartine ?

Tartine : J’en ai marre…

J : Oh ! De quoi ?

T : La 3e saison de The Walking Dead est aussi ennuyeuse que la 2e !

J : Ah bon ? Pourtant moi j’aime bien…

T : Mais tu aimes quoi dans la série ? 

J : Ben, euh… Je ne sais pas trop, j'aime bien… Qu’est ce qui te déplait à toi ?

T : Ben déjà, au départ tu as le comic book, qui est plutôt réussi. Donc il fallait être à la hauteur. Et je dois dire que le début de la série (le premier épisode) est très efficace. Franchement, ça démarre super bien (même s’ils n’inventent rien) !  

J : Ca c’est vrai ! Trop fort le début !

T : Oui, mais près, si on veut faire une série, faut assurer derrière. Et là, c’est la cata. Il ne se passe plus rien dès lors que le personnage principal (le shérif Rick Grimes) retrouve les siens. C’est mal écrit, c’est décousu, c’est long. Les personnages ne parviennent pas à exister et à se rendre attachants. Il y a un vrai problème d’écriture : tant au niveau de Rick et de ses copains qu’au niveau du scénario.

J : Mais il se passe plein de trucs !

T : Ah bon ? Où sont les rebondissements ? Par quoi est-on tenu en haleine ? Aucun chiffhanger, aucune surprise, aucun suspense. Juste un éternel recommencement : les survivants survivent jusqu’au moment où les zombies arrivent. Certains se font tuer, ils vont survivre ailleurs, les zombies arrivent et ainsi de suite ! Et c’est sans parler d’un manque flagrant de second degré. Tout est tellement sérieux !!!

J : Ben ils se font quand même dévorer par des zombies, ce n’est pas rigolo !

T : Oui, bon d’accord. Mais trop c’est trop ! Un peu d’humour, mince ! Sincèrement, je suis d’autant plus déçue par la série que j’en attendais beaucoup : Frank Darabont aux commandes (le réalisateur des Evadés, grand film, qui s’est fait virer par la production en début de saison 2), le sujet, l’adaptation du comic book… C’est assez dommage. Et alors la saison 2, quelqu’un à Hollywood devrait en détruire les bobines !! Certainement l’une des pires daubes de l’année télévisuelle ! C'est à se demander comment ils ont pu négocier une saison 3...

J : Je suis sûre que plein de gens ont aimé.

T : Il y en a certainement autant qui ont été très  déçus !

 


vendredi 9 novembre 2012

Upstairs downstairs

Tartine : La saison 3 de Downton Abbey vient de s'achever. Et j'ai la larme à l'oeil !

Jeanine : Pauvre Tartine !

T : Je ne sais plus quoi regarder maintenant. En tous cas d'aussi bien !

J : Je suis sûre que j'aimerais si j'avais vu (j'aime tout). C'est quoi ?

T : C'est l'histoire de la famille Crawley et de leurs domestiques, au début du 20e siècle en Angleterre. Tu sais comme j'aime tout ce qui se passe en Angleterre !

J : Oh ben oui, Tartine !

T : Donc, la saison 1 démarre le lendemain du naufrage du Titanic : la famille Crawley vient de perdre son héritier dans la catastrophe du Titanic : car les trois filles de Lord Grantham ne peuvent prétendre au titre, au domaine et à la fortune de la famille. Matthew Crawley est le nouveau successeur. Lointain cousin, il arrive à Downton Abbey sans en connaître les usages. Il y découvre un style de vie nouveau, avec des règles très codifiées qui régissent la vie entre aristocrates (upstairs) et serviteurs (downstairs)...

J : Tu en parles tellement bien Tartine !

T : Merci Jeanine.

J : Mais la série n'a pas été diffusée sur une chaîne de la TNT ?

T : Si, je ne sais plus laquelle. C'est vraiment une superbe série, une magnifique reconstitution, des personnages très attachants, très humains. Et une ambiance toute en délicatesse. Un épisode sitôt terminé donne envie de se plonger dans le suivant et dans son ambiance so british. On en apprend aussi beaucoup sur la société britannique du début du 20e : aristocratie en déclin, la nouvelle génération (incarnée par Matthew) qui veut faire évoluer Downton pour son bien...
La bonne nouvelle, c'est qu'une saison 4 est prévue !

J : Ah, et bien tu dois être contente !

T : Oui, mais il faut quand même attendre septembre prochain...
En attendant, je te propose de regarder les magnifiques trailers des 3 saisons !

J : Wééé !